Vue de Tandacayou (ecolodge)

Vue de Tandacayou (ecolodge)

dimanche 1 novembre 2015

Contre soirée d'Halloween : hip hop session !

Si comme moi, vous n'affectionnez pas de vous peinturlurer la tronche en zombie, il y avait la clôture des Hip Hop sessions 2015 de Guadeloupe samedi à la pointe de la verdure au Gosier !


Beach Party au Cannella beach 

Cette soirée faisait suite aux battles caribéens de jeudi et vendredi soir. Du lourd. Vraiment. A part en Danse Hall où la désignation des gagnants frôlait l'évidence, les breakers et les Bboy, de Miami, Porto Rico, Guyanne, France ou Guadeloupe (etc.) possédaient un excellent niveau. Respect !


Les soirées du festival étaient présentées par le célèbre Sidney - d'origine guadeloupéenne (!)- de l'émission H.I.P.H.O.P. qui n'a rien perdu de sa bonne humeur et de sa vivacité.
L'émission a été diffusée en 1984 sur la Une. Je ne m'en souviens pas très bien (je ne suis pas si vieille que ça) mais ce programme reste une référence : c'était la première émission consacrée au Hip Hop en France !




Je ne connais pas cette danseuse mais elle a complètement bluffé les mecs ! Bravo !


Photo Rebecca Broccardo

Le spectacle Abstraction de David Milôme avait ouvert le festival, mercredi au Mémorial Acte (édifice grandiose dédié à l'esclavage et la traite, inauguré en mai dernier par François H. ) Autant je fus heureuse de pénétrer le Mémorial Acte - qui, -avouons-le, en jette - autant je serais plus nuancée sur le spectacle.
Si la technique des danseurs ne faisait pas défaut et qu'un univers post apocalyptique déjà vu mais toujours intéressant était proposé, le niveau des danseurs, inégal, manquait parfois de précision. 
Il est surtout regrettable que le chorégraphe n'aille pas jusqu'au bout de ses idées. Je prendrais l'exemple du sexisme. Le chorégraphe semble sexiste, hé bien, pourquoi pas, après tout ? Mais quelle était la valeur artistique des femmes qui se touchaient l'entrejambe ? De celle qui en tenait une autre en laisse pour voir les rôles s'inverser quand elles étaient sur le point de quitter la scène ? Les hommes eux, sont toujours dignes, beaux et fiers alors que les femmes se font agresser, violer voire s'abusent entre elles. 
Le spectacle dénonçait-il les travers de nos sociétés ou les mettait-il en avant pour les renforcer ? J'ai un doute et c'est bien ce qui me gêne. Pour moi, un artiste, a fortiori quand il produit, s'engage, c'est son rôle politique au sens le plus noble de terme. 


Avec Julien et Maxime à la soirée de clôture

lundi 28 septembre 2015

Une éclipse et au lit !


On a de la chance aux Antilles : on a pu voir l'éclipse avant d'aller se coucher ! Entre 21h et 23h hier soir, voilà ce qu'on pouvait observer de Baie Mahault, du quartier populaire de Belcourt. Le ciel était très dégagé à part quelques cumulus par-ci par-là, ce qui m'a permis de me tordre le cou pendant près de 2h (la Lune était au Zénith pendant l'éclipse totale) avec mon petit Canon rose Power shot SX230 HS.

Cette éclipse fut notable quant à sa rareté car deux effets se corrélaient : la super lune -  le moment où elle est le plus proche de la Terre- et l'éclipse proprement dite. Pour une raison scientifique un peu complexe pour mon cerveau littéraire - un taux de quelques chose- la Lune a pris une teinte rouge cuivrée. Le phénomène s'était déjà produit en 1982 et se reproduira en 2033 !







J'ai l'impression que ça a duré assez longtemps et que, comme souvent lors des éclipses, un drôle de petit vent s'est mis à souffler pendant que l'astre était voilé.

lundi 6 juillet 2015

Terre de blues 2015 : La saison des festivals a commencé...

...à la Pentecôte à Marie Galante.

Départ sur le pont arrière du ferry !

On passe devant le flambant neuf Mémorial ActE (musée de l'esclavage) inauguré avec faste par François Hollande le 10 mai dernier. Ouverture prévue pour le public : cette semaine !


Après nous être installés dans une charmante dépendance à deux pas du Château Murat qui accueille le festival Terre de Blues depuis 16 ans, nous allons écouter  la douce capverdienne Mayra Andrade qui oscillera entre reprises et créations.


Puis c'est au tour du vieux lion, Jimmy Cliff, de nous montrer qu'à 75 ans (Bob Marley aurait son âge aujourd'hui !) il pète encore la forme. Sa voix a quand même un peu plus de mal.



Déjeuner les pieds dans le sable dans un restaurant surpeuplé (Au plaisir des marins, Saint Louis). Tiens, mais c'est pas le recteur assis là-bas en short/tongs ? Si.



Que serait Marie Galante sans ses plages du nord, épargnés par les sargasses ?


2e journée de festoche avec le dynamique nigérian Seun Kuti (encore habillé sur la photo !) et les sisters Sledge ("We are family") qui, après des débuts un peu poussif parviennent à motiver les foules.


Impossible de quitter Marie Galante sans passer par une distillerie. Ici, la distillerie Bellevue flanquée de son moulin historique qui sert de nos jours de cadre bucolique pour les photos touristiques.


Bonnes vacances à tous !
Je rentre en métropole dans quelques jours pour quelques semaines.

jeudi 25 juin 2015

En week end à Sainte Lucie


Il y a quelques temps déjà, je me rendais sur une île au sud de la Martinique, célèbre pour ses deux pitons, tellement emblématiques de l'île qu'ils figurent sur son drapeau. J'ai nommé : Sainte Lucie !

Le "petit" piton vu du port de Soufrière où nous nous arrêtons pour acheter quelques victuailles, avant l'ascension du "Grand piton".


Au sud de Soufrière, après nous être délestés des 88 EC$ obligatoires pour nous doter d'un jeune guide de 22 ans, nous commençons la rude montée qui mène au sommet du Gros Piton.






Vue sur le petit Piton, l'ascension y est encore plus abrute mais la vue d'autant plus spectaculaire aux dires des locaux. Je les crois sur parole.



Après 2h de marche, le sommet découvre une grande partie de l'île... et des arbres au feuillages sculptés.

L'ambiance une fois en haut est assez étrange : un guide à locks (hors champ) se roule un join en écoutant Shaggy (so 90's !) sur son portable. Un autre type est à moitié en bad trip un peu plus bas. Tout le monde se regarde de travers... 

Notre guide de 22 printemps qui travaille ici depuis 5 ans, ne fait pas exception, pendant que Roberto semble perdu dans ses pensées.


Bon, si les gens ont l'air bizarre, on n'y peut rien, la vue est tout de même splendide. Dommage toutefois que la brume des sables trouble l'horizon. NB : la brume des sables est composée de poussières microscopiques en provenance du Sahara et balayée par les alizés jusqu'aux Caraïbes.

 
C'est  nous !



- Changement de décor - 

A 5 minutes à pied de l'appartement que nous louons, les plages. Entre deux bancs de sables, les chevaux et leurs cavaliers profitent de la fin de journée pour se rafraîchir. 



Sunshine to sunset ! La redoutée brume des sables qui trouble si souvent le paysage, permet ici de faire de belles photos du coucher de soleil.

- Rechangement de décor -

Pas très loin de Soufrière, il y a volcan (forcément avec un nom pareil). Et pas très loin du volcan, il y a des sources chaudes privées (donc payantes). En contre bas, il y a la même rivière sulfurée version roots et gratuite.
La boue volcanique aurait toutes les vertus du monde selon notre ami rasta (au second plan en train de se rincer) 

Pendant ce temps, je fais tranquillement sécher ma boue sous un soleil de plomb...


Nous passons une bonne partie du dernier jour de notre long week end sur la presqu'ïle de Pigeon, l'un des lieux phares du festival de jazz qui se déroule la première quinzaine de mai dans toute l'île.


Des snorkelers dans les eaux turquoises de Rodney bay


Il y a un petit peu de vent...
Le fort Rodney à la presqu'île de Pigeon fut construit par les anglais pour lutter contre ces saletés de français. Mais Saint Lucie était française avant devenir anglaise, puis indépendante seulement en 1979 ! En témoigne la plupart des noms de lieux témoignants de son héritage français : Vieux fort, Castries, Cicéron, Anse cochon, Jalousie, Belle vue, La retraite, Desruisseaux....)

Allez salut ! Je vous prépare au plus vite un compte rendu en images du festival Terre de blues de Marie Galante